Sagesse: Les cinq réflexions Bouddhistes
(extraits du livre l'Alchimie du Succès de Benoît Saint Girons)

J’ai de la chance    La mort est inévitable et peut survenir à n’importe quel moment
Dukkha a existé, existe et existera    La loi du karma
La compassion et la bienveillance envers soi et les autres

Avertissement:  Cette section n'est aucunement religieuse.
Elle traite de techniques dynamiques et de réflexions positives et non de religion.

 

N° 1: J’ai de la chance!   

Il y a bien longtemps, un fermier élevait des chevaux dans un ranch aux Etats-Unis. Un jour, son plus bel étalon s’enfuit. Son voisin s’exclama « Quelle malchance, quelle malchance... » Le fermier haussa les épaules et répondit « Chance ? Malchance ? Qui sait... » 

Quelques jours plus tard, l'étalon revint accompagné d’une superbe pouliche. Le voisin s’exclama « Quelle chance, quelle chance... » Le fermier haussa les épaules et répondit « Chance ? Malchance ? Qui sait... » 

En essayant de dresser la pouliche, le fils du fermier se cassa une jambe. Le voisin s’exclama «Quelle malchance, quelle malchance... » Le fermier haussa les épaules et répondit « Chance ? Malchance ? Qui sait...» 

Quelques jours plus tard, un général passa dans la région pour recruter des hommes valides pour une guerre impopulaire. Le fils fût exempté du fait de sa jambe cassée...

Chance ? Malchance ? Bonne expérience ? Mauvaise expérience ? Qui sait ! Acceptons les événements tels qui se présentent. Ne les chargeons pas inutilement de sentiments négatifs. Nous ne ferions qu'aggraver la situation. Apprenons à rester serein face aux épreuves de l'existence. Elles offrent souvent un tremplin vers une vie meilleure…

Il est bon toutefois d’être persuadé de sa propre chance. Considérez par exemple le simple fait de pouvoir manger tous les jours à votre faim, de pouvoir boire l’eau du robinet, de pouvoir être soigné lorsque vous tombez malade, de pouvoir voyager librement au sein de votre pays ou en dehors de ses frontières, de pouvoir parler librement, de pouvoir critiquer le gouvernement,... Combien de personnes dans le monde sont-elles privées de ces "simples faits" ? Eh oui, je vous l’annonce: à l’échelle du monde, vous êtes vraiment un privilégié!

Essayez de trouver d’autres motifs de reconnaissance. Attention toutefois à ne pas confondre le hasard avec la logique des choses : si vous êtes le patron d’une entreprise, ce n’est pas à la chance que vous le devez mais à votre travail (encore que la chance se provoque également, mais c’est un autre thème). Si vous avez hérité cette entreprise de votre père, si vous êtes né avec une cuillère en argent dans la bouche, alors là oui, en effet, vous avez eu de la chance.

Prendre conscience de sa chance est une leçon d’humilité. J’ai obtenu tant de choses sans lever le petit doigt, par le simple fait de naître dans un pays industrialisé par exemple, qu’il m’est interdit de me vanter. Ceux qui ont "moins", le doivent très probablement à leur naissance. Il n’y sont pour rien. C’est donc mon devoir de les respecter. C’est également mon devoir, dans la mesure de mes moyens, de les aider. 

Vous pouvez utiliser cette réflexion sur la chance lorsque vous êtes confronté à des personnes désagréables. Dîtes-vous que vous avez beaucoup de chance de ne pas être comme eux. Ces personnes ont certainement eu une vie moins favorisée que la vôtre. Faîtes naître de la compassion, voire de la bienveillance, à leur égard (voir plus loin). Bien sûr qu'ils pourraient changer. Tout le monde peut changer s'il le désire. Mais combien de personnes ont la chance de le savoir ? Combien de personnes tiennent réellement la barre de leur navire ? 

Utiliser cette réflexion sur la chance peut également vous aider à vivre plus facilement les petits désagréments de l’existence. Voici ce que disait Raoul Follereau dans son "Message à la jeunesse du monde" en 1961 : « Si vous avez le désir de manger, ne dîtes pas : « J’ai faim !» Mais pensez aux 400 millions de jeunes filles et de jeunes gens qui ne mangeront pas aujourd’hui. Car la moitié de la jeunesse du monde a faim. Si vous avez un rhume, ne dîtes pas : « Mon Dieu, que je suis malade ! » Mais pensez à tous ceux qui souffrent, aux 800 millions d’êtres humains qui n’ont jamais vu un médecin.» 

Dans le même ordre d’idées, ne dîtes pas : « Je suis pauvre » parce que vous ne pouvez pas vous offrir la télévision couleur dernier modèle ou « Je suis laid » parce que vous avez un bouton sur le nez. Mettez vos petits tracas en perspective. Ne vous mettez pas en colère parce que l’eau de votre douche est froide : vous au moins, vous possédez l’eau courante ! 40% de la population mondiale connaît des difficultés pour obtenir son eau. Un milliard de personnes ne disposent pas d'eau potable. Chaque années, plus de dix millions de personnes meurent d'avoir bu une eau souillée. Nous avons tendance à considérer la nourriture, l’habillage, l’éducation ou la médecine comme des dus. Ce ne sont pas des dus. Ce sont des chances ! 

Le destin nous a favorisés. Pourquoi nous ? Pourquoi pas eux ? Par égard pour toutes les personnes qui souffrent, ayons la décence d’apprécier notre vie à sa juste valeur. Par considération envers tous ceux qui malgré leurs difficultés sont heureux de vivre, ayons la convenance d’être également heureux. Par respect envers toutes les personnes qui n’ont pas eu la chance d’être à notre place, ayons la correction de faire naître en nous un sentiment de gratitude et de reconnaissance...

 

 

N° 2: La mort est inévitable et peut survenir à n’importe quel moment   

Macabre n’est-ce pas ? Dérangeant. Déroutant. Nous ne sommes pas habitués, en Occident, à parler de la mort. C’est un sujet tabou. Cela porte malheur. « La mort viendra suffisamment tôt, cela ne m’intéresse pas d'en discuter... » A croire que parler de la mort équivaut forcément à renoncer à la vie. C’est en fait exactement le contraire.

« La mort rend tout d’un intérêt énorme, donne sa valeur à tout, ajoute une dimension à tout » a écrit Julien Green dans son "Journal". La vie n’a de sens que par rapport à la mort. Pour profiter de la vie, il faut prendre conscience de son caractère éphémère. Pour bien profiter du jour présent, il faut réaliser que la mort peut survenir à l’improviste. Et pour être heureux, il faut vivre chaque jour comme s’il s’agissait du dernier !

Une autre conséquence de la prise de conscience du caractère éphémère de chaque être tient dans le respect des valeurs morales. La "réussite" de ma mort passe par le bonheur ultime. Et le bonheur ultime suppose de ne rien regretter. Si j'ai conscience d'avoir pêché ma vie durant, mon sentiment à l'approche de la mort sera certainement désagréable : qu'il soit "réel" ou imaginaire, j'aurai peur du châtiment. Comme je peux mourir à n'importe quel moment, la prudence m'impose d'être vertueux à n'importe quel moment. « Une journée bien employée donne un bon sommeil; une vie bien employée procure une mort tranquille » a écrit Léonard de Vinci (1452-1519) dans ses "Carnets".

Cette réflexion, enfin, peut contribuer à enrichir mes relations avec autrui. Je viens de me disputer avec l'un de mes amis. Nous nous quittons fâché. Or j’apprends le lendemain qu’il a été tué dans un accident de voiture. A la peine légitime s’ajoute le regret de ne pas lui avoir dit convenablement    « au revoir ». Nous nous sommes séparés comme des ennemis et je n'aurai plus d'occasion de lui prouver mon affection. « Pour bien aimer une vivante, il faut l’aimer comme si elle devait mourir demain » dit un proverbe arabe.

Maintenant attention ! Ma mort, bien évidemment, je ne la souhaite pas ! Comme tout le monde, j’aspire à vivre vieux. Je ne fais pas non plus de fixation : avoir conscience de la mort, ce n’est pas faire de l’hypertension. La personne obnubilée par la mort se refuse à vivre pour essayer de ne pas mourir... Drôle de calcul !

Je ne souhaite pas ma mort. Je respecte ma vie. Je ne souhaite pas la mort des autres. Je respecte la vie des autres. "Autres" signifie ici "créatures vivantes". Tout être vivant va nécessairement mourir. "Vivre", c'est "mourir" un jour ou l'autre. Tâchez dans la mesure du possible de ne pas favoriser cette fin. Ne soyez pas un instrument de mort. Dans la mesure où votre bien-être n'est pas affecté, laissez les insectes ainsi que les autres animaux vivre en paix. Et si votre bien être est remis en cause, vérifiez s'il vaut réellement le sacrifice d'une vie ou si vous pouvez faire un effort. Je ne vous demande pas de servir de cible aux moustiques ni de devenir végétarien mais, simplement, de respecter dans la mesure du possible le droit à la vie des autres habitants de la planète. Croiser votre route doit être une chance, pas une malchance fatale...

 

 

N° 3: Dukkha a existé, existe et existera   

Qu’est-ce-que le Dukkha ? Dukkha est un terme Pali, la langue ancienne de l’Inde proche du Sanskrit et toujours parlée par les bouddhistes du Sud. Ce terme englobe tout ce qui ne nous satisfait pas, tout ce qui a pour nous un caractère négatif : la tristesse, le stress, le doute, l’incertitude, les problèmes, les malheurs, la maladie, la souffrance, le chagrin, la mort, les difficultés, la lassitude, les irritations de toutes sortes,... Autant dire que l’on rencontre souvent le Dukkha.

Il convient donc d'accepter que la vie n’est pas parfaite et ne le sera jamais, reconnaître que l'imperfection et le Dukkha sont naturels, réaliser que je n’obtiendrai jamais tout ce que je veux et décider, malgré tout ce qui précède, de vivre quand même, de ne pas se laisser arrêter par ces difficultés et autres contrariétés.

Parmi toutes les formes de Dukkha figurent cinq types de pensées souvent néfastes. Il convient d’apprendre à les reconnaître afin de pouvoir les contrôler. Ces cinq "obstacles" à la sérénité sont :

Le désir : souhaiter quelque chose que je n’ai pas, éprouver un sentiment de manque, un sentiment de besoin, un sentiment d’imperfection,... L’ambition est basée sur le désir : désir d’avoir plus, désir de vivre mieux. Le désir est bénéfique lorsqu'il nous pousse à nous dépasser. Le désir est néfaste s’il s’apparente à un refus de l’instant présent. Dans ce deuxième cas, en effet, le désir limite notre bonheur à l’accomplissement ou l’obtention de quelque chose dans le futur. « Je serais heureux si j’avais telle ou telle chose... ». En fait, le bonheur ne peut se vivre que dans le moment présent. Le bonheur, c’est ici et maintenant ! Arrangez-vous donc pour que vos désirs ne vous empoisonnent pas l’existence. Vos désirs ne doivent pas gâter votre désir et votre devoir d’être heureux...

L’aversion ou le dégoût : c’est le contraire du désir. C’est quelque chose ou quelqu’un qui ne me plaît pas. Quelque chose ou quelqu’un que j’aimerais faire disparaître. C’est la peur, la colère, la jalousie, la contrariété, l’irritation, la frustration, le stress... Face à ces sentiments, nous refusons généralement de prendre nos responsabilités : c’est ce quelque chose ou ce quelqu’un qui est en cause, pas moi : si j’ai peur, c’est parce qu’il y a une araignée; si je suis en colère, c’est parce que c’est un imbécile. En fait, au contraire, le seul responsable, c’est moi ! De nombreuses personnes n'ont pas peur des araignées et ne se mettent pas en colère lorsqu'elles sont confrontées à des "imbéciles". C'est donc vous qui faites la différence, pas l'araignée !

La paresse ou la torpeur : c’est avoir envie d’arrêter, avoir envie de faire "moins". C’est l’inertie, la lenteur, l’assoupissement, la somnolence, la fatigue, l’ennui,...C’est un "décrochage" de votre esprit face à une tâche ou une action en prenant votre corps en prétexte. C’est le contraire de l’énergie et du dynamisme.

L’inquiétude ou l’anxiété : c’est l’agitation, la peur, le regret, la culpabilité... C’est l’aptitude à faire des montagnes de pas grand chose, à se raconter des histoires pour se faire peur. C’est la revanche de l’imagination sur la raison. C’est une pensée récurrente incontrôlable. C’est le sentiment que mon corps va exploser si je ne fais rien. C’est la prise de conscience de l’énormité de la tâche à accomplir.

Le doute : c’est une interrogation, une incertitude, une hésitation, une perplexité, une appréhension, un scepticisme,... « Qu’est-ce que je fais là à lire ce texte ? Ça ne sert à rien ! Ces techniques ne peuvent pas être efficaces... De toutes façons, pour moi, il est trop tard. Je n’y arriverai jamais...»

 

 

N° 4: Si je fais quelque chose de négatif, il y aura des conséquences négatives et vice versa   

C’est la loi du "Karma" ou des "Causes à Effets". Si je me conduis mal, les conséquences seront, pour moi, négatives. Si je me conduis bien, les conséquences seront positives. « Lorsque nous cherchons à être meilleurs que nous ne le sommes, tout devient meilleur aussi autour de nous (...) La terre sur laquelle nous vivons sera meilleure ou sera pire selon que nous serons meilleurs ou pires. » écrit Paulo Coelho dans "L'Alchimiste".

Une mauvaise action est susceptible de se retourner contre moi pour au moins trois raisons :

Je passe pour un asocial et je me fait des ennemis.

J’envoie à mon esprit une myriade de stimuli négatifs : Mes actions négatives déteignent sur la manière dont je me perçois et sur mon amour propre. Le problème, lorsque je n'achète pas de ticket de bus, n’est pas tant d'abuser la société de transports que d'envoyer à mon esprit le message suivant : « Je suis un tricheur, je suis malhonnête... ». L'homme n'est pas honnête pour faire plaisir aux autres mais pour soi. Pour réussir, il faut s’apprécier. Pour s’apprécier, il faut être fier de son reflet dans le miroir. Et pour être fier de son image, il faut se préserver autant que possible des actions négatives.

Je prends l'habitude d'agir de manière négative : Petit à petit, je construis un chemin dangereux et glissant constitué d'impasses et de culs de sacs... Il me sera difficile d'en sortir.

Faire des mauvais gestes arrive à tout le monde. Pas besoin de culpabiliser toute la journée. Faîtes preuve de compassion et de bienveillance à votre égard. L’important n’est pas votre action mais ce que vous allez en tirer. Si ce mauvais geste vous amène à prendre conscience de votre état et à progresser, alors il est finalement positif... La règle du Karma ne signifie pas non plus qu'il faille sombrer dans la démagogie : si certaines décisions impopulaires doivent être prises, alors qu’elles soient prises ! Il est bien évident que je ne peux pas être l’ami de tout le monde.

La connaissance de la loi du Karma implique également l'acceptation de mes responsabilités et de mes erreurs. Si je jette un caillou, je dois en accepter les conséquences. Je peux me dire que je ne le referai plus et que j’ai mal agi mais il est trop tard. Les cercles dans l’eau attestent de mon action. Le mal est fait. Si votre bras heurte un vase dans un magasin et le casse, n'incriminez pas la vendeuse, l’étroitesse des rayons, l’affluence ou l’étagère : c’est tout simplement de votre faute. Reconnaissez votre maladresse et offrez de dédommager le magasin. La plupart du temps une telle attitude responsable vous attirera la compréhension du gérant : le vase brisé passera dans la rubrique "pertes et profits"...

 

 

N° 5: Faire preuve de compassion et de bienveillance envers moi-même et envers les autres   

Autrui est susceptible de m'apporter beaucoup de bonheur. Malheureusement, autrui est également à la base de nombreux problèmes et désagréments. Les Dukkha mettant en scène autrui sont parmi les plus néfastes. En effet, ils ne font pas une mais deux victimes : lorsque je me mets en colère, je perds ma sérénité mais je risque également de faire perdre la sérénité de mon vis à vis.

Seuls, nous avons déjà une tendance naturelle à envenimer les choses. A plusieurs, il est encore plus facile de rajouter de l'huile sur le feu : le ton monte rapidement et les conséquences peuvent être tragiques. « Les querelles ne dureraient pas longtemps, si le tort n’était que d’un côté » a écrit le Duc de La Rochefoucauld (1613-1680) dans ses "Maximes". Heureusement, il y a un moyen très efficace pour "contrôler" ses humeurs à l'égard d'autrui et de soi-même : la compassion.

Chaque personne a ses problèmes et ses difficultés, ses qualités et ses défauts. La prise de conscience de cette imperfection est à la base de la compassion. D'après le Petit Larousse, la compassion se définit comme un « sentiment de pitié qui nous rend sensible aux maux d’autrui ». La compassion peut également se définir comme un sentiment de compréhension bienveillante : je ne lui en veux pas parce que ce n'est pas un dieu mais un être humain. A ce titre, il bénéficie de circonstances atténuantes.

La compassion à l’égard de l’autre implique une prise de conscience des faiblesses de l’autre. Bien évidemment, vous ne dîtes pas à quelqu’un que vous compatissez pour lui : il s’offusquera. Compatissez intérieurement. « La personne que j’ai en face de moi n’est qu’un homme. Je ne peux donc pas lui demander la lune. Il faut que je lui accorde le droit à l'erreur ».

A mon niveau, grâce à la compassion, j’évite le piège de l'autocritique et du dénigrement : « Ce que j’ai fait n’est pas satisfaisant mais c’est "normal" puisque je ne suis pas parfait. Il n’y a donc aucune raison pour que je m’en veuille. J’essayerai de faire mieux la prochaine fois... » Je prends mes responsabilités mais je réalise que j'ai encore un long chemin à parcourir.

Faire appel à la notion de compassion revient donc à accepter l’imperfection chez soi et chez les autres et, ainsi, s’accorder ou accorder aux autres le droit à l’erreur. C’est un outil puissant pour ma plénitude. Je n’ai pas à culpabiliser. Je n’ai pas à dénigrer l’autre. Je reste serein. Dans le même temps, j'aspire à dépasser ma condition, à modifier l'état des choses.

Vous marchez tranquillement dans la rue. Soudain, un inconnu vous bouscule et vous insulte sous le prétexte que vous n’avancez pas assez vite. Quelle sera votre réaction ? Certaines personnes vont réagir violemment et retourner les insultes. D’autres vont pester intérieurement. Peu en tout cas vont suivre le précepte qui consiste à « tendre l'autre joue ». Il y a peu de Saints sur terre : il est difficile d’aimer quelqu’un qui vous agresse sans raison.

Votre colère à l’égard de cette personne peut sembler légitime. Vous n’y êtes pour rien : votre esprit n’a rien interprété; vous vous êtes fait insulter et cela ne se fait pas ! Cette personne ne sait pas se comporter en société, un point c’est tout ! Vous êtes tiraillé entre le désir de manifester votre insatisfaction et celui de conserver votre plénitude.

Développer un sentiment de compassion à l'égard de cette personne peut vous aider à rester serein. L'idée à faire naître dans votre esprit est que, comme l’a écrit le poète anglais George Herbert (1593-1633), « le méchant est son propre Enfer ». Dîtes vous : « Cet homme se punit lui-même par son attitude grossière. Il est impatient et cela lui jouera des tours. Je suis sûr qu’il est malheureux ... ».

Pouvez-vous en vouloir à quelqu’un qui vit une situation aussi lamentable ? Non bien sûr. « Je n’ai pas d’ennemis quand ils sont malheureux » a écrit Victor Hugo (1802-1885) dans "L’Année terrible". Vous voilà en quelque sorte vengé. De manière plus constructive, vous pouvez également éprouver le désir d'aider votre antagoniste à dépasser sa condition. La compassion a fait naître chez vous un sentiment de bienveillance.

La bienveillance correspond à une disposition favorable envers quelqu’un. C’est le désir de paix et de bonheur pour soi et pour les autres. La bienveillance vient compléter la compassion : je prend conscience des difficultés (compassion) et je désire les faire disparaître (bienveillance). La compassion sans la bienveillance est une technique pragmatique qui manque un peu de chaleur : je laisse l'autre se noyer dans sa médiocrité. La bienveillance est plus humaniste : j’offre une bouée de sauvetage...

Il ne s'agit pas, bien évidemment, de se laisser marcher sur les pieds. Remettre l'autre "à sa place" peut également, parfois, se révéler constructif : j'envoie un signal fort qui peut aider l'autre à prendre conscience de son attitude négative et le pousser à modifier son comportement. L'important est de ne pas entrer dans le jeu de l'autre. Si une personne est en colère, c'est son problème et son malheur. Si je me mets en colère, alors cela devient mon problème et mon malheur. L'agressivité n'a jamais résolu l'agressivité.
 

 

Extraits adaptés de l’Alchimie du Succès
Benoît Saint Girons, Editions Dangles  

disponible dans les lieux suivants:
MLC Librairie Café Littéraire, 98 rue de Carouge,
www.librairie-cafe.com
Fnac Rive
Centre Oasis, 9 rue du Vélodrome, www.oasis-centre.com

 

 

 

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