Guide du bien-être Genève: l'éveil des 5 sens!
Dans la définition de l'association Suisse bien-être, les
cinq sens (vue, goût, ouïe, odorat et toucher) ont une place primordiale
dans l'expérience du bien-être au quotidien. Re-découvrez
les avec le Guide du bien-être à
Genève.
Deuxième voie : des sens en
éveil
C’est au travers de nos sens que nous percevons le monde. Il est donc
logique qu’ils occupent une place centrale dans la définition du bien-être.
Ne dit-on pas que l’on se sent bien ? Il est ainsi possible de voir,
d’entendre, de goûter, de toucher ou d’humer le bien-être à volonté, sans
oublier notre sixième sens, l’intuition, qui nous aide à distinguer le vrai
du faux sans avoir besoin de recourir à un raisonnement trop pesant. Pas de
doute : la vie retrouve instantanément des couleurs et de la légèreté
lorsque nous nous plaçons consciemment dans l’optique des sens…
[...]
Evidemment, il peut sembler paradoxal de
prôner un éveil des sens dans une société qui les stimule en permanence : 20
mégabits d’informations (l’équivalent de deux minutes de vidéo) bombardent
notre cerveau chaque seconde ! Nous ne sommes toutefois capables d’en
percevoir que 1% environ : une sélection plus ou moins consciente s’opère et
participe à la « personnalisation » de notre univers. Dès lors,
n’aurions-nous pas intérêt à nous mettre au tri sélectif afin d’améliorer
notre « vision » du monde ?
Le caractère artificiel de la civilisation moderne n’incite pas
nécessairement non plus à développer ses sens : un pince nez et des bouchons
d’oreilles paraissent même parfois plus adéquats... Mais, de même que le
roseau plie mais ne rompt pas lors de la tempête, la souplesse acquise par
une gymnastique des sens permettra justement de mieux supporter les
agressions sensorielles de l’environnement.
Si un enfant se fait mal, demandez-lui donc de regarder en l’air : « Oh,
regarde ! » Son attention est détournée et il en oublie aussitôt sa douleur.
Si vous transpirez essayez de vous concentrer sur la caresse du vent sur
votre corps. Lors d’une situation stressante, portez votre attention sur le
contact de vos pieds au sol. Quelques soient les circonstances, changer de
perception ou de perspective sensorielle est le meilleur moyen pour changer
de sentiments.
Parler de la vie des sens plutôt que du sens de la vie peut enfin sembler
bien superficiel dans une société qui prône déjà et en permanence, via la
consommation notamment, une jouissance absolue et immédiate. Un homme
sensible ou sensitive ne serait-il pas aussi douillet et émotif ? Un homme
sensuel ne serait-il pas souvent dépravé ? De nombreuses spiritualités
incitent ainsi à se méfier des sens, à limiter ses désirs et à pratiquer une
forme d’ascèse.
Pourtant, « qu’allons-nous faire de vous, si vous perdez une de vos plus
précieuses qualités, votre bon appétit ! » répondit un jour la maîtresse
des novices à Sœur Emmanuelle. Celle-ci, des années plus tard, s’interroge :
« Être homme, n’est-ce pas entrer dans la convivialité de ce qui touche à
la fois le corps et l’âme ? » Jésus lui-même n’avait-il pas été accusé
d’être « un ivrogne et un glouton » (Luc 7, 34) C’est également
l’avis de Saint Augustin : « Apprends à danser, sinon les anges, au ciel,
ne sauront que faire de toi », de Thérèse d’Avila : « Quand on jeûne,
on jeûne et quand on mange une perdrix, on mange de la perdrix » ou du
moine bénédictin Anselm Grün : « Pour celui qui ne peut plus rien
apprécier, l’ascèse n’a aucun sens. »
Le bien-être sensoriel ne saurait donc être contradictoire avec un
développement spirituel et une forme de sagesse. Accepter sa nature et
apprécier sa vie sont des voies tout aussi recommandables que de maîtriser
ses pulsions ou de réguler ses désirs. Tout sera finalement question de
tempérance : si l’homme qui baigne dans la volupté devient rapidement
amorphe, celui qui prend le temps d’un bain aux huiles essentielles,
s’éveille à d’autres sensations et à une autre qualité de vie.
Au final, il conviendra ainsi moins de doper ses sens que de les respecter
et de les rendre plus flexibles afin de développer une présence accrue à
la vie et au monde, d’abaisser sa sensibilité aux plus petits plaisirs,
d’arriver à jouir et à se réjouir de la moindre des stimulations. « Celui
qui ne sait pas se contenter de peu sera content de rien » disait
Epicure.
Benoît Saint Girons
Extrait de son livre l'Autre Choix: choisir la liberté et le bien-être.
www.lebienetre.org
LA VUE
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La vision du bien-être
LE GOÛT
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Les
bienfaits des thés
L'OUÏE
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L'écoute
de la nature
L'ODORAT
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Un sens sensationnel
LE TOUCHER
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Le toucher du coeur
Le guide du bien-être à Genève, Suisse