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Avez-vous noté comment une simple odeur pouvait
nous transporter
des années en arrière, dans un lieu depuis longtemps oublié ? C’est l’effet «
Madeleine » de Proust (en fait une biscotte). L’odorat est la lumière qui
éclaire nos sensations passées et les fait ressurgir de notre subconscient. Le
souvenir était agréable ? L’odeur le sera !
L'odorat est
notre sens le plus évocateur,
puisqu'il est directement relié à la région de notre cerveau responsable de la
mémoire. C’est également notre sens le plus complexe : les 50 millions de
cellules qui composent notre système olfactif permettent de distinguer près de
5.000 senteurs différentes,
ces dernières pouvant s'assembler en des combinaisons infinies ! Une odeur peut
ainsi être boisée, fruitée, ambrée, fraîche, sensuelle, musquée, poudrée,
résineuse, vanillée, sucrée, subtile, etc... Il n’a beau exister que
sept catégories d'odeurs
(menthe poivrée, florale, éthérée, musquée, résineuse, fétide et aigre), essayez
de décrire une odeur à quelqu’un ! Il sera souvent plus facile d’y associer des
sentiments ou des émotions…
Extraits de
l'Autre Choix
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Du point de vue de l'évolution, l'odorat est
pourtant sans doute
le sens le plus primitif. La
plupart des animaux ont un sens de l’odorat bien plus développé que
le notre, que ce soit pour identifier la nourriture, communiquer ou
choisir un partenaire sexuel. Les requins sont ainsi capables de
repérer une goutte de sang dans 4.6 millions de litres d’eau ! Quant
aux fourmis, elles tiennent avec leurs phéromones des discours d’une
complexité qui n’a d’égale que leur organisation. Y aurait-il par
hasard une relation entre l’intelligence et le sens de l’odorat ?
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Un parfum de scandales…
Ce qui est sûr, c’est que les industriels des odeurs nous prennent
parfois pour des imbéciles, en facturant par exemple une soixantaine
d’euros des parfums synthétiques à base de pétrole… Qu’importe
l’ivresse tant que j’ai le flacon (et le prestige) ! Du coup, une
question se pose : le superficiel ne serait-il pas par essence
superflu ?
Le caractère superfétatoire des parfums et autres déodorants se pose
d’autant plus que des études tendraient à démontrer un rapport
favorable entre le bien-être et la
perception de la sueur: des
chercheurs ont déposé sur la lèvre supérieure de dix-huit
volontaires de sexe féminin un peu de sueur prélevée sur les
aisselles de plusieurs hommes (sans bien sûr qu’elles connaissent
l’origine de l’échantillon). Ces personnes ont rapporté se sentir
moins stressées et plus relaxées. Des analyses sanguines ont aussi
révélé une augmentation du taux de progestérone dans leur sang...
(Etudes de George Preti et Charles Wysocki publiées dans la revue
Biology of Reproduction en juin 2003, cité en avant première par
le magazine Science & Vie de mai 2003.)
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Moins plaisants,
les tests réalisés en avril 2004 à l’initiative du fond mondial pour
la nature (WWF) : 44 parlementaires européens se sont soumis à une
analyse sanguine. Résultats : les chercheurs y ont décelé une
cinquantaine de produits chimiques dont des résidus de pesticides
retirés du marché depuis des années, de phtalates ou de retardateurs
de flamme bromés... Aucun doute selon le magazine Que Choisir : «
les logements et la population sont contaminés par un cocktail
inquiétant de molécules », sans qu’il soit pour le moment
possible de connaître avec précision leur impact sur la santé. En
effet, sur les 100 000 substances de synthèse vendus en Europe, 3%
seulement ont été soumises à des tests toxicologiques complets… Voir
le site
www.wwf.fr
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Il est toutefois possible d’avoir une idée des risques potentiels en
se rendant au Canada : les malades de la clinique d'Halifax ont
développé une
hypersensibilité chimique multiple
(MCS en anglais). Eaux de toilettes, parfums d’ambiance, désodorants,
produits ménagers, savons, shampoings mais aussi encre du journal :
la moindre trace de chimie dans ces produits déclenche chez eux des
troubles respiratoires, digestifs et/ou cutanés, des céphalées ou
des maux de gorge. Difficile dès lors pour eux de mettre le nez
dehors puisque nous sommes
cernés par le synthétique.
Même l’odeur de la baguette chaude du boulanger n’est souvent plus
qu’un attrape-parfum pour attirer le chaland… En France,
l’Association SOS-MCS regroupe une cinquantaine d'adhérents mais
nous pouvons malheureusement nous attendre à ce que leur nombre
explose…
En attendant, compatissons aussi (un peu) avec les industriels. Le
magazine Que Choisir a en effet lancé en décembre 2004 «
une campagne particulièrement malveillante […] fondée sur des
amalgames et imprécisions » envers les fabricants de
désodorisants d’atmosphère en osant tester
35 parfums d’ambiance
disponibles dans le grand commerce. Ses conclusions: quasiment tous
les produits (des déodorants synthétiques aux encens en passant par
le papier d’Arménie, les bougies ou la lampe berger) seraient
nocifs pour la santé !
Il est certes possible de regretter de la part du magazine un manque
évident de nuance et de mesure mais le message, aussi simpliste
soit-il, a le mérite de la clarté : décrétez donc chez vous
l’ouverture de la chasse aux odeurs artificielles !
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La solution essentielle…
Il apparaît urgent de se retourner vers la richesse de la nature.
[...] Faites
confiance au Bio pour vos produits d’entretien et remplacez vos désodorants chimiques par des produits à base… d’huiles essentielles
(HE).
Et oui, encore elles ! Difficile d’y échapper lorsque l’on parle de
l’odorat ou du bien-être! L’utilisation à des fins thérapeutiques
des huiles essentielles se nomme
l’aromathérapie.
A l’heure des arômes artificiels et des parfums d’ambiance, cette
appellation est sans doute malheureuse car susceptible de créer de
regrettables confusions. En effet, l’aromathérapie n’étudie pas tant
l’influence des odeurs sur le psychisme (« ça sent bon donc je me
sens bien ») que l’effet « mécanique » des
molécules
aromatiques des plantes à l’intérieur de l’organisme. Même si
certaines HE sentent bon, cette aromoléculothérapie transcendera
toujours le sens de l’odorat…
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R.M. Gattefossé découvrit l'intérêt des HE dans les années vingt par
accident: alors qu'il faisait des recherches en parfumerie, il y eut
une explosion et il se brûla grièvement les mains. Il eut alors le
réflexe de plonger ses mains dans un récipient rempli d'huile
essentielle de lavande. Excellente réaction: comme la lavande
possède plus de 300 principes actifs, il fut immédiatement soulagé
et sa plaie se guérit très rapidement. Etonné par ce résultat, il
décida de consacrer ses recherches aux pouvoirs des huiles
essentielles. Plus tard, le Dr. Valnet affirma que si 5 à 6% des
malades devaient utiliser les « Thérapeutiques les plus puissantes
même si elles peuvent être nocives » 94 à 95% des autres malades
avaient « toutes les chances d'être améliorées considérablement ou
guéries par des thérapeutiques naturelles, avec les plantes bien
sûr, en traitement de fond ou même en traitement exclusif. »
L'action bactéricide et antiseptique
des essences naturelles a été établie depuis des millénaires. En
diffusion atmosphérique via un diffuseur électrique (les brûles
parfums brulent les huiles!), les HE ont ainsi le pouvoir de détruire en
1/2 heure toutes les moisissures et tous les staphylocoques et de
diviser par 50 le nombre de colonies microbiennes. Les HE ont également des propriétés
antivirales, antiparasitaires, antitoxiques, antivenimeuses,
antirhumatismales, stimulantes, apaisantes, digestives, apéritives,
aphrodisiaques, etc.
Le diffuseur électrique
est la méthode la plus efficace pour la diffusion des HE et la seule
qui respecte vraiment leurs propriétés, grâce à une diffusion à
froid (la chaleur oxyde les HE), à sec et à partir de l’air ambiant.
Grâce à cette méthode, des milliards de microparticules d'huiles
essentielles (le "Totum") sont projetées dans l'atmosphère: elles y
demeurent en suspension (50% des microparticules sont encore
présentes 24 heures après la diffusion pour les modèles les plus
performants), pénètrent efficacement dans le système respiratoire
(par l'intermédiaire des 200 m2 de muqueuses pulmonaires où viennent
se régénérer 5 litres de sang par minute) et ionisent et purifient
l'atmosphère...
Sous réserve d'huile essentielle de
qualité, les diffuseurs peuvent être utilisées avec des huiles pures
ou bien des complexes de
plusieurs huiles. Ces derniers
offrent en effet de multiples avantages: ils sont optimisés pour la
diffusion atmosphérique (certaines HE ne sont pas recommandées pour
la diffusion et certaines sont mêmes dangereuses), ils offrent une
synergie de bienfaits (les vertus des HE se renforcent), ils sont
plus agréables (une HE pure va lasser plus rapidement) et, en
général, moins chers (certaines HE pures, telles que la Rose de
Damas, coûtent une fortune).
Pour les autres
propriétés des huiles et leurs utilisations,
voir le site
www.oasis-centre.com
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