Antoine Larousso

L A   M A I S O N   D U
B I E N -
 Ê T R E

Une question de toucher...


[...] Le toucher est
indispensable au bien-être ! Privé de caresses ou de contacts physiques, les enfants ne peuvent s’épanouir convenablement. En Asie ou en Afrique, les mamans massent ainsi quotidiennement leurs enfants et développent ensemble un langage universel d’amour au travers du toucher. Le mot masser vient d’ailleurs du verbe arabe mass qui signifie… toucher.

Extraits de l'Autre Choix
de Benoît Saint Girons
 


Si physiologiquement parlant, on ne distingue dans le toucher que cinq sensations (le contact, la pression, la chaleur, le froid et la douleur), le sens du toucher implique psychologiquement une multitude de sensations de l’âme : les sentiments. Recevoir un massage est ainsi un moment de pur abandon durant lequel nous nous remettons aux mains de l'autre. Quelques soient les techniques employées, l’objectif sera que le receveur se sente « bien dans son âme et bien dans sa peau ».

 

Un toucher accidentel est toujours désagréable et les intrusions dans notre
bulle personnelle sont généralement synonymes de mal-être. Nous serons ainsi toujours plus prudent vis-à-vis de nos contacts que vis-à-vis de ce que nous regardons ou entendons. Les stimulations physiques seraient-elles par hasard plus importantes que celles du cerveau ?

La plupart de nos touchers concernent toutefois des objets et un environnement. Avoir chaud ou froid sont des sensations du toucher et se sentir bien dans un lieu dépendra ainsi en grande partie du toucher : essayez d’apprécier un lever de soleil dans le froid ou le vent !
La qualité de l’air ambiant relève également du toucher et, comme nous le verrons plus loin, constitue un facteur déterminant de la santé et du bien-être.

Fort heureusement, le toucher est sans doute notre sens le plus malléable et le plus facile à utiliser lorsque nous souhaitons changer de perspective.
Se concentrer sur le contact de ses pieds au sol au sein d’une foule étouffante, ressentir la bise du vent ou du soleil sur son corps, prendre conscience du contact de l’eau sur ses mains tout en faisant la vaisselle,… Le sens du toucher offre quantité de sources de distractions, d’évasions et de bien-être.
 


Il serait ainsi profitable d’explorer son sens du toucher au quotidien : en forêt, allez tâter le tronc des arbres, enlacez-les et ressentez leur différente rugosité ; dans un parc, marchez pieds nus sur le gazon ; dans une pièce, concentrez-vous sur la texture de différents objets ; lorsque vous buvez, fermez les yeux et noyez-vous dans la perception de la fraîcheur ou de la chaleur de la boisson ; lorsque vous vous relaxez, imaginez que votre corps devient lourd, léger et chaud ; etc. Si une sensation est agréable, augmentez sa perception. Si elle est désagréable, détournez-vous d’elle. Et si elle est inexistante, allez à sa rencontre et faites lui la bise...
 


Prenez aussi
soin de votre peau ! Avec une surface dépassant 1.80m² pour une personne de taille moyenne, la peau constitue en effet l’organe le plus étendu du corps. Il tient lieu à la fois de protection et d’échange avec l’environnement. Or, les produits utilisés répondent souvent à des considérations plus esthétiques qu’hygiéniques. C’est logique, dans un sens, puisque le terme « cosmétique » vient du grec « kosmos » qui signifie « parure », c’est-à-dire « qui embellit et qui décore ». Longtemps, les crèmes ont d’ailleurs servi d’écran à la crasse et les parfums de caches odeurs.

Du coup, certains produits n’ont
pas grand-chose de naturel et irritent et dessèchent la peau là où ils devraient au contraire l’enrichir et la régénérer. Le prix payé n’offre aucune garantie de satisfaction puisque, dans ce secteur plus encore que dans d’autres, c’est surtout la publicité et le prestige que l’on achète…

Ces dérives industrielles sont bien mises en valeur dans l’ouvrage « La vérité sur les cosmétiques » de Rita Stiens. Saviez-vous par exemple que la proportion d’eau dans une crème peut atteindre 90% (70% habituellement), que la plupart des substances actives représentent un infime pourcentage du produit, parfois moins de 0,1% (elle parle à ce sujet de « grande
supercherie des principes actifs »), que 80% de l’efficacité d’un produit vient de l’excipient utilisé (des huiles minérales artificielles peu coûteuses mais néfastes pour la peau ou des huiles végétales de qualité variable) ou encore que le terme « cosmétique naturel » ne possède aucune définition juridique ? « A l’encontre de toutes les promesses publicitaires, les meilleurs produits de beauté sont encore les fruits et légumes et autres aliments frais » conclut l’auteur.

Il est aussi possible de se constituer d’excellentes huiles pour la peau en rajoutant quelques gouttes d’huiles essentielles dans une base d’huile végétale. Les huiles essentielles (HE) représentent le haut du pavé en matière d’efficacité. En effet, contrairement aux autres ingrédients qui se contentent d’agir en surface, les huiles essentielles pénètrent jusque dans l’hypoderme (c’est à dire sous le derme) et la circulation sanguine. Elles contiennent aussi la plus haute concentration d’éléments actifs de plantes puisqu’il faut par exemple quatre tonnes de pétales de roses pour obtenir un litre de la Rosa Damascena, excellente pour la peau ! L’arbre à thé, le bois de rose, le géranium rosat, la lavande vraie, le ravensare ou le ylang ylang sont d’autres huiles essentielles (et plus abordables que la rose) pour la peau…
 

 

 

 


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