L'écoute de la nature


(cliquez sur les images pour une ambiance sonore différente)

 

Le chant des oiseaux. Un ruisseau dont l’eau fraîche s’écoule doucement. Le vent qui caresse les feuilles des arbres…

L’indicatif d’un téléphone portable. Un embouteillage dont les voitures s’égrènent lentement. Un avion qui passe dans le ciel…

La « civilisation » sépare ces deux scènes et, trop souvent désormais, les relie : les nuisances sonores de la société moderne sont devenues nomades et se sont invitées dans les espaces naturels (sans parler des personnes qui les y amènent sciemment) . Il faut aller de plus en plus loin pour s’y soustraire et, lorsqu’on y échappe enfin, le « silence » en devient presque troublant. 

Une caractéristique intéressante - et essentielle – du son est qu’un son en chasse un autre : 1 décibel + 2 décibels = 2 décibels ! Cela permet au monde de rester audible mais cela nuit évidemment à l’écoute de la nature : éruption volcanique mise à part (en 1883, l’éruption du volcan indonésien Krakatoa fut perçue à 5000 kilomètres !), les sons les plus forts sont d’origines humaines (180 décibels pour une fusée au décollage ou une explosion nucléaire). Sauf peut-être avec les grosses espèces de la jungle tropicale, il est donc probable que la sonnerie du téléphone couvrira toujours le chant des oiseaux… 

Une autre caractéristique du son est sa progression logarithmique : un son de 40 décibels est 10 fois plus fort qu'un son de 20 décibels. Que vaut donc une feuille qui bruisse (1 décibel) face aux 50 décibels d’une voiture… Le monde moderne casse littéralement les oreilles et, si le seuil de la douleur n’intervient qu’au delà de 140 décibels (plus donc qu’un avion au décollage), il est indéniable que cette permanence de bruits artificiels a une incidence sur notre niveau de stress et notre irritabilité. 

Notre bien-être passe donc, de temps en temps, par des périodes de récupérations au calme de la nature. Plusieurs stratégies peuvent se combiner:

S’isoler dans la nature « sauvage » : la meilleure des solutions n’est pas la plus aisée puisqu’elle requiert de pouvoir s’échapper de la société (contraintes de temps, de lieu, de météo, de mobilité,…). C’est la solution des week-ends ou des vacances.

Se concentrer sur les bruits naturels : dans un lieu relativement calme (un jardin public par exemple), il est toujours possible de focaliser son attention sur un bruit agréable et de faire ainsi abstraction des nuisances sonores de la société environnante. Cette recherche active de la nature est une habitude saine et régénératrice à vivre si possible durant quelques minutes au quotidien.

Couvrir la civilisation par la nature : il est aussi possible d’utiliser les ressources du monde moderne pour profiter de la nature ! Avec un lecteur de CD et un casque, on peut en un instant se retrouver au cœur d’une forêt ou au bord de la mer, sans aucun bruit parasite ! Evidemment, on aura pris soin, au préalable, de débrancher son téléphone et de prévenir son entourage… Après une journée de travail, 20 minutes d’isolement au sein de la nature suffiront largement pour ressourcer corps et esprit. 

La nature qui est en vous vous remercie d’avance !

 

Quelques exemples de CD de qualités, dans la collection Biosphere®
(cliquez sur l'image pour écouter)

               

 

Si vous souhaitez compléter ou réagir à cet article, contactez-nous!
 

 

 

Le Guide du Bien-être à Genève est publié par l'Association Suisse Bien-être (ASBE)
Tél: 022 320 8886 (Mer et Vend 15h à 17h)
, info@guidebienetre.com, accueil, Inscriptions

© Copyrights Benoît SAINT GIRONS
Toute reproduction de ce site, même partiellement, est interdite sans accord préalable.
L’Editeur et la rédaction ont fait preuve de prudence quand aux informations publiées mais déclinent par avance
  toute responsabilité par rapport à l’exactitude et à l’utilisation des informations fournies sur ce site. 
Les articles et opinions exprimées n’engagent en outre que leurs auteurs.